Octobre à décembre 1914 - Dans l'Oise

Suite au départ de la 62e division d'infanterie le 2 octobre 1914, le 219e régiment d'infanterie, en position sur le plateau de la ferme de l'arbre, doit étendre son front sur la gauche jusqu'à une ligne formée par Touvent, la ferme Morenval et la ferme Malvoisine. Le 262e régiment d'infanterie tiens le secteur au dessus de cette ligne. Ordre est donné à la 61e division d'infanterie de renforcer l'organisation défensive du secteur. En outre, de nombreuses patrouilles sont menées afin de savoir si les allemands poursuivent leur retraite.
Suite à une de ces patrouilles menée par une section du 318e régiment d'infanterie qui réussi à atteindre la lisière de Touvent, le commandant du 318e, qui en a conclu que l'ennemi avait reculé et abandonné Touvent, projette un coup de main à l'aube du 8 octobre afin d'occuper ce village. Le 219e régiment d'infanterie doit appuyer cette attaque. Les 19e et 20 compagnies se lancent à l'attaque soutenues par les 17e et 18e compagnies tandis que le 6e bataillon est placé en réserve.
Les 19e et 20e compagnies parviennent la cote 140 devant Touvent. Mais, il se trouve que le renseignement fourni par la patrouille du 318e régiment d'infanterie est faux. L'ennemi est la, solidement retranché dans le village de Touvent. L'attaque échoue, le 318e régiment d'infanterie ne peut poursuivre son attaque et les soldats du 219e régiment d'infanterie doivent se replier sur leurs anciennes positions.

secteur-219e-ri-octobre-1914.jpgSecteur du 219e RI en octobre 1914 - Carte © 2007 - 2012 IGN

Suite à la stabilisation du front, le 219e régiment d'infanterie organise et fortifie son secteur. Les hommes creusent des tranchées et boyaux et y construisent des abris et refuges, posent des fils de fer en avant de leur première ligne tout en surveillant l'ennemi qui est tout proche.

Dans un article paru dans le journal "la Dépêche de Brest" le 15 novembre 1914, un soldat du 219e RI raconte son quotidien:
"... Nous sommes dans les tranchées, que nous occupons durant 48 heures et parfois en première ligne, à 300 ou 400 mètres des allemands. Voilà 40 jours que nous sommes ainsi. Nous observons l'ennemi et parfois nous esquissons une attaque pour constater le nombre approximatif des allemands qui ne tirent pas dans la journée sans motif, mais le font avec rage lorsque nous nous montrons. Nous ne pouvons pas les voir de nos tranchées, ils sont bien cachés dans leurs niches. Toute la journée les obus français et ennemis passent au-dessus de nous. Presque tous les jours, à l'aube et à la tombée de la nuit, nous essuyons une fusillade très nourrie, c'est le moment de rentrer dans les trous que nous avons creusés dans nos tranchées. Le matin, à 4 heures, les cuisiniers arrivent avec le café et la soupe. On remet à chaque homme une portion de viande constituant le repas de midi car il ne faut pas songer a être ravitaillé pendant le jour. Le soir, à 8 heures, on nous apporte le rata et le café. Nous restons ainsi deux nuits et deux jours consécutifs et on nous relève..."

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Date de dernière mise à jour : 15/03/2012

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